Poème de Issa WACHILL

Il y a comme un écueil dans le jour

une image qui se fissure

puis rien

et rien n’est plus pareil.

Si, il y a toujours le vent

témoin anonyme

sur le terrain vague de la solitude

si vague qu’on ne le voit pas

ou à peine

et les poussières, les odeurs – l’odeur

qui te suit

jusque dans ton sommeil.

ISSA WACHILL,  recueil « A ciel ouvert »