Tes ruelles étroites aux maisons ocres
où s’étalent les visions et la garrigue
sous un soleil fixe à rendre folles les bêtes
Tes eaux vertes et chaudes aux poissons colorés
Je t’ai remplacée Collioure la belle
par le vent, par la pluie, la forêt et les vagues tumultueuses
qui tempèrent des vaisseaux fracassants d’écume
De cet océan qui s’infiltre dans mes veines
fait gonfler mes tempes et vibrer mon piano si fort
Ville blanche qui fut détruite par la guerre
comme moi déjà au bac à sable.
Catherine Andrieu