Poème de Catherine Andrieu

Tes ruelles étroites aux maisons ocres

où s’étalent les visions et la garrigue

sous un soleil fixe à rendre folles les bêtes

Tes eaux vertes et chaudes aux poissons colorés

Je t’ai remplacée Collioure la belle

par le vent, par la pluie, la forêt et les vagues tumultueuses

qui tempèrent des vaisseaux  fracassants d’écume

De cet océan qui s’infiltre dans mes veines

fait gonfler mes tempes et vibrer mon piano si fort

Ville blanche qui fut détruite par la guerre

comme moi déjà au bac à sable.

Catherine Andrieu