Poème de Alain Casaurang

Antre invisible

je longe la frontière de ce qui nous rassemble

Les secondes passent comme tombent les feuilles

Le temps ne parle pas

Il ne tient qu’à nous d’appareiller un jour

mais est-ce une soumission que vouloir amarrer ici

en ce lieu qui paraît devoir finir

sans qu’on soit sûr de son commencement

Pourtant ce jour n’aura pas raison de nos rêves.